La fin des vacances

Posted on Wednesday, September 12th, 2012 at 8:05 pm

Il y a de cela quelques semaines, Andréane m’avait contacté pour un shooting dans un endroit interdit d’accès.  Compte tenu des évènements qui ont encourus par la suite, je me suis mis au neutre côté photographie.  Il allait de soi que ma tête n’y était plus.  Le weekend dernier, je me suis relevé.

Dimanche dernier, Andréane, Karine et moi nous sommes rendus à la carrière Bauval, située à Valleyfield.  Arrivé sur place, nous sommes confrontés à un trou béant au milieu de la ville.  Cette carrière est en exploitation depuis près de 60 ans.  60 and à creuser un trou pour en extirper de la roche pour en faire de la gravelle.  L’endroit va au-delà de l’imaginaire avec ses tas de matière concassée, sa machinerie, ses parois de quelques centaines de pieds et ses sources d’eau déversant au fond de la carrière, dans ce qui est maintenant un lac artificiel.  La particularité de ce lac est sa couleur.  Sous un soleil éclatant, il est turquoise.  En le regardant de près, on note que l’eau est remplie de particules en suspension.  Peu importe, il est bleu et nous avions accès total des proprios.

Nous nous sommes dirigés vers un amoncellement de gravelle pour la première série.  Je savais que le défi serait présent, non seulement par les conditions d’éclairage et la réflexion lumineuse des roches mais aussi de par la stabilité du sol.  J’ai dû me reprendre à quelques reprises afin de monter la pente menant à notre lieu déterminer pour le premier setup avec mon sport utilitaire.  Une fois sur place, Andréane a pris place devant la caméra, non sans mal sur un sol qui déferlait sous ses pieds, suivie de Karine.  Malgré que j’utilise souvent mon premier setup comme plateforme de réchauffement, de bonnes photos en ressortaient.  Je savais à ce moment que ce serait une bonne journée, jusqu’au point ou mon Vagabond II a commencé à chanter.  Les alarmes retentissaient indiquant une défaillance éminente.  C’était un désastre compte tenu que c’est ma seul source d’alimentation pour mes flashs.  Sans cette pile, je dois me rabattre sur des flashs portatifs, insuffisants pour balancer la lumière du soleil qui rebondit partout autour de nous.  À ce moment, nous avons décidé de changer de lieu et de se rendre à la chute.

La chute est une source d’eau qui jaillit de la paroi rocheuse.  Probablement une source souterraine qui s’est fait couper il y a longtemps.  En mettant le pied à l’eau, j’ai vite remarqué le doute sur le visage d’Andréane; l’eau était très froide, la chute encore plus.  Néanmoins, Andréane s’est mouillée.  Nous devions travailler rapidement.  Il ne fallait pas se rendre à l’hypothermie, ni même au point où les tons de peau commencent à tourner au bleu.  Karine a semblé tolérer mieux la température de l’eau, peut-être par ses habitudes nautiques.  Malgré le fait que les 2 posaient au même endroit, les looks différents d’Andréane et de Karine donnaient des résultats complètement différents.

Le dernier endroit était le lac.  Le soleil était à point et éclairait non seulement l’eau mais aussi les parois rocheuses l’entourant, coupant ainsi les contrastes élevés  qu’on pouvait apercevoir plus tôt le matin.  Le lac s’avérait dangereux.  Le fond est recouvert de boue très glissante et atteint une profondeur de 40 pieds.  Nous avions aussi été informés que le fond boueux agissait tel que des sables mouvants pouvant retenir les gens en place.  En cas de panique, ce pourrait être un désastre.  En connaissance de cause, Andréane s’est tranquillement aventurée dans le lac pour se mettre en position.  En commençant à prendre les photos, mon Vagabond s’est remis à crier puis s’est tut.  Malheur, je suis maintenant confiné à un flash portatif.  À 100% de puissance pour garder un certain niveau de détails dans la paroi rocheuse, j’ai passé au travers un groupe de piles en moins de 2.  Puis le tour de Karine est arrivé.  Il était clair que le flash était maintenant un handicap.  J’ai sorti le réflecteur de 60 pouces pour porter assistance au flash maintenant monté à même la caméra.

À la fin de nos 5 heures de shoots, tous étaient satisfaits des résultats.  J’avais réussi à capter des images qu’Andréane et Karine souhaitaient et également des photos qui tombaient dans ma palette.  Je ne suis pas un photographe de maillot pour le simple but de shooter un maillot.  D’autres le font et probablement mieux que je ne pourrais le faire.  J’ai fait le shoot avec Andréane et Karine parce que le dernier shoot que nous avions fait avait tiré quelques-unes des meilleures photos que j’ai faites de l’été.  L’attitude du duo était aussi un facteur important.  Elles apportent une énergie contagieuse, plus que bénéfique ces jours-ci.  J’avais 3 semaines de vacances de planifiées cet été qui ont plutôt finies abruptement.  Andréane et Karine ont aidé à refermer cette boucle.  Mon shooting de lundi prochain sera la reprise du dernier qui avait été cancellé.  Ensuite, ce sera la fin des vacances, telles qu’elles devaient se terminer.

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